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VIRTUAL Record est né au milieu des années 90. L’époque flamboyante des Nirvana et autres Gun’s and roses… Cette vénérable institution qu’est aujourd’hui VIRTUAL Records, est le fruit du travail acharné d’un homme : Christophe Ceccarelli. Ce dernier, batteur du légendaire groupe Suffer (voir saga), venant de se faire évincer de chez Sony BMG (à l’époque pas encore BMG) avec ses trois acolytes pour fautes de ventes d’albums suffisantes, décida de monter son propre label.
C’est à partir de l’album Cosmics Days des Suff, en 1998 que le label déjà balbutiant depuis quelques années pris un essor considérable. Après avoir racheté les bandes des deux premiers LP (c’est comme ça qu’on disait à l’époque) des Suff, « Rough World » et « No Fuckin’problem » pour les incultes, aux studios Dakota, désormais leader sur le marché des musiques de répondeur téléphonique et reprises karaoké, VIRTUAL Records frappa un grand coup ! Pas moins de 500 copies de l’album « Cosmic days » frappées du sigle « VR » (oui, 500 copies) inondèrent le marché lorrain ! Et quand on parle de copie c’est du copié mains ! Avec le graveur 4 X et les cd achetés au Luxembourg en paquet de 20 à 150 francs la boite !
VIRTUAL Records s’installa alors à Metz, rue du Faisan (oui l’animal). Et malgré le succès sans cesse croissant du dernier opus des Suff, CK savait bien que pour pouvoir enregistrer un futur album dans des conditions satisfaisantes, il fallait de la tune. C’est alors que ce génie des coups fumants eut l’idée du siècle ! Il s’associa avec un célèbre studio de Metz où les suff venaient d’enregistrer pour lancer un projet de compilation de jeunes groupes du coin. Il ficela d’abord les statuts de la multinationale « VIRTUAL Records » en se nommant président. Puis, coup de génie, il prit comme trésorier l’homme le plus doué en math de sa génération, c’est à dire moi ! (Oui, 5 de moyenne sur tout mon cursus scolaire, c’est pas mal ! Bon ok… j’avoue, le meilleur restant aux yeux de tous, le co-fondateur de la Trollprod…).
Bref, ayant un contrôle total sur le fonctionnement et du coup sur les comptes de son Label, Christophe fixa les règles, et surtout les prix de la participation des groupes a sa compilation. Le prix d’entrées, prohibitif dans un premier temps, fut élevé (en fûts de chênes). Mais la prestation était de qualité ! En plus de pouvoir être sur une compilation avec le groupe Suffer (produit d’appel de ce CD), les groupes se voyaient proposer un contrat de 10 ans avec VR et 1 % des royalties sur la vente de leur CD. Ce qui pour l’époque, et je vous l’assure, était énorme !
Malgré tout l’attrait de cette compilation basée sur un concept totalement philanthropique, c’est un échec total. S’en suit de long procès suite à la plainte des quelques groupes ayant déjà versés de l’argent. Tous s’arrangera à l’amiable lorsque Christophe proposa aux groupes de les rembourser en fûts de bière. En effet le jeune PDG de VIRTUAL Records gagna 100 fois son poids en bière lors de la foire aux saucissons de Belrupt en Verdunnois pour avoir réussi l’exploit de boire une baignoire de 1664 en moins d’une heure.
Malheureusement, l’exploit qui le sauva, lui et sa jeune société, faillit également le perdre… En effet Christophe plongea lentement mais sûrement dans l’alcoolisme… il délaissa de plus en plus la batterie et son groupe et plongea inexorablement dans la facilité du bien être de l’alcool. Le sort s’acharnait encore sur lui lorsqu’en 1999, lors de sa visite d’incorporation pour son service militaire, les médecins lui décelèrent une maladie grave, appelée pudiquement la flemme…
Malgré tout, c’est peut être l’armée qui sauva Christophe et du coup VR. C’est dans le 101ème Régiment des Grenadiers Musiciens de Metz (le légendaire RGMM) que notre ami fit la connaissance de 3 autres musiciens : Laurent, Bob l’oreille et Stéphane. Ensemble, les 4 compères, lorsque le dur entraînement militaire qui était le leur les laissait quelques peu tranquille, jouaient de la musique. D’abord des reprises (« le pont de la rivière kwaï », « Apocalypse Now », « La septième compagnie ») puis les compositions de Laurent. Au fil des mois, malgré la fatigue harassante, les gardes, les missions au Koweït et au Liban et les bites au cirage, les 4 gars de la RGMM décidèrent de créer leur groupe et de le baptiser dans un premier temps : Lolb.
Les Lolb, après un service militaire exemplaire récompensé par une croix de guerre, une légion d’honneur et un survêtement bleu, enregistrèrent un mini album. C’est alors que Christophe relança le Label VIRTUAL Records dans la course. Il vira l’équipe qu’il avait composé auparavant et reprit les rennes de ce qui allait devenir le Label le plus prolifique de sa génération.
Les Lolb entrèrent en studio avec un budget colossal que leur alloua VIRTUAL Records. En l’espace de quelques mois Christophe renfloua les caisses du Label avec un astucieux sponsoring et la revente d’un authentique tee-shirt encore humide du chanteur de son deuxième groupe, les Suff. Après plusieurs semaines de studio, les Lolb donnèrent vie à l’album « Des anonymes ». Ce fût un succès fulgurant ! VIRTUAL Records termina l’année sur un excédant commercial supérieur à plus de 70 % des prévisions les plus optimistes ! Christophe décida d’enchaîner en remettant son groupe Suffer sur les rails. Malheureusement, le leader Charismatique des Suff décida de tenter sa chance en solo (emmenant tout de même avec lui le bassiste des suff’) en enregistrant un album sous la houlette de Jean Pascal (le futur Jean Pascal de la star ac’).
Christophe n’en eut cure et il recruta très vite un nouveau chanteur et un nouveau bassiste.
Après une première maquette et quelques concerts de réglages, le groupe entra en studio pour enregistrer l’album « D’un monde à l’autre » qui rencontra le succès que vous savez… mais si vous savez ! Vous me faites marcher là !!? Je suis sûr que vous savez … S’en suivit une longue tournée mondiale qui prit fin en 2004 par la séparation définitive ( ?) des Suff. Heureusement, malgré le temps passé en tournée, Christophe ne délaissa jamais le groupe qui sauva VIRTUAL Records : Lolb B. Rebaptisé « Non Stop », nos quatre amis reprirent l’enregistrement de leur 2ème album aux nouveaux studios VIRTUAL records : « la cage à miel ». En plus d’être le batteur du groupe, le PDG de VR, Christophe fît sur cet album ses premières armes d’ingénieurs du son. Son temps devenant donc de plus en plus précieux, il proposa à Olivier, bassiste de Suffer de devenir le trésorier de VIRTUAL records ainsi que le manager de NoN StoP. Malgré sa passion dévorante pour les cactus nains, Olivier accepta cette mission et fût donc du coup à la tête du trésor de guerre de VIRTUAL Records.
C’est en 2005 que NoN StoP sortirent l’album « Loin de nos terres ». Nouveau succès qui les propulsa à la tête des hits et qui leur valut un « Grosse Radio Army awards ».
Malgré la tournée qui s’en suivit, Christophe trouva le temps de signer sous le label VIRTUAL Records et de produire le groupe Vach’2zoo. Après plusieurs hectolitres de bières et d’expresso, l’album éponyme de vach’2zoo fût prêt à être lancé sur le marché. Malheureusement, lors de la petite fête qui suivit, un joint mal éteint embrasa un livre (selon mes sources : « le club des cinq aux sports d’hiver ») laissé sur la console par Christophe. Malgré l’intervention rapide des pompiers, le studio « la cage à miel » était en piteux état. Coup dur pour NoN StoP et VIRTUAL Records qui comptait enregistrer le nouveau single du groupe « Prophète ». Que cela ne tienne ! Olivier, le trésorier de VR, cassa la tirelire de la société et envoya ses poulains en Belgique enregistrer au célèbre studio Impuls.
Le succès fût de nouveau au rendez-vous. De plus, un partenariat fût signé entre VIRTUAL Records et le studio belge. Ce qui permis à nos quatre amis de retourner en studio en août 2006 afin de mettre en boîte l’album : « Un autre jour ».
VIRTUAL Records a su, en partant de rien et en passant par pas grand-chose avec des moyens frôlant le néant, à arriver au résultat que l’on connaît : ne pas se faire racheter par Universal Music !
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